Thomas Zicola


Trames


Trames
Trames
Trames
Trames
Trames
Trames

6/7


2008

Texte de Julie Martin issu du livret de l'exposition "intérieurs", Plateforme d'Art de Muret

De l'absence au palimpseste

Domiciles délaissés par leurs habitants, espaces en friche, chambres vidées de présence humaine, l'absence de vie est peut-être le trait le plus saisissant du travail d'Antia Moure, d'Olivier Sybillin et de Thomas Zicola. Quelque chose d'une intimité, du souvenir individuel ou familial est là, tapi entre les murs des espaces cloisonnés. A moins que ce ne soient les lieux eux-mêmes, pourtant d'une époque indéterminable, qui se révèlent les métaphores d'une histoire personnelle. (...)

Héritiers du principe de Marcel Duchamp selon lequel l'oeuvre est dans l'œil de celui qui la regarde, les artistes offrent la possibilité au spectateur de construire son propre récit. L'histoire de l'artiste, située dans un passé plus ou moins éloigné se transforme, mute à chaque rencontre avec un nouveau visiteur. Les photographies se font palimpsestes : l'histoire personnelle du spectateur se superpose à celles des artistes.

Ne parlons plus d'histoire, mais d'histoires au pluriel, d'histoires plurielles.